Textes de philosophie politique

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En complément à son ouvrage Philosophie politique (XIXe-XXe siècles), Guillaume Sibertin-Blanc vous propose des extraits de textes de philosophie politique.


Sommaire


Le fondement de l'État: souveraineté et ordre juridique

Révolution et réactions contre-révolutionnaires



Révolution et réactions libérales



La fondation de l'État: peuple et nation

L'État-nation: entre refondation politique et création d'une tradition révolutionnaire



L'État dans l'histoire, l'histoire dans l'État: le cercle national



Expansion du paradigme national et crises de l'État-nation


  • Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme, t.II, L’impérialisme, (1951-1958), trad. M. Leiris, Paris, Fayard, rééd. Seuil, 1997, ch. 5 : « Le déclin de l’État-nation et la fin des Droits de l’Homme », p. 250-251.


« La signification réelle des Traités sur les Minorités [signés au lendemain de la Première Guerre mondiale] ne réside pas dans leur application pratique, mais dans le fait qu’ils étaient garantis par un organisme international, la Société des Nations.[…] Les Traités sur les Minorités disaient textuellement ce qui jusque-là n’était resté qu’implicite dans le système de fonctionnement des États-nations, à savoir que seuls les nationaux pouvaient être des citoyens, que seuls les gens d’une même origine nationale pouvaient bénéficier de l’entière protection des institutions légales, qu’il fallait appliquer une quelconque loi d’exception aux personnes de nationalité différente jusqu’à ce que – ou à moins que – ils ne fussent complètement assimilés et eussent renié leurs origines. »



La raison de l'État: politique et société

De la critique politique à la critique du politique



Entre économie et politique: le paradigme de l'État libéral

De la science camérale à l'économie politique: État de bien-être, État de droit, État libéral



Les réactions socialistes



Contre « l'éternel saint-simonisme »: néolibéralisme et État minimal



Sciences du social et État social

Durkheim, sociologue politique: une théorie sociale-libérale de l'État



Figures de l'État social: services publics, droit social, république solidariste



L'État bureaucratique

Bureaucratie et luttes des classes: l'État-machine



L'État total

Politique, droit, société: l'État total


Jean-François Kervégan, Hegel, Carl Schmitt, Le politique entre spéculation et positivité (1992),1re partie, chapitre IV: « l'État total »


Masse et parti: le mouvement totalitaire


  • Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme,t. III, Le Système totalitaire (1951-1958), Paris, Seuil, 1972, 1re partie, chapitre IV : « Une société sans classe », p. 47.


« Les mouvements totalitaires sont des organisations massives d’individus atomisés et isolés. Par rapport à tous les autres partis et mouvements, leur caractéristique la plus apparente est leur exigence d’une loyauté illimitée, inconditionnelle et inaltérable, de la part du militant individuel. Cette exigence est formulée par les chefs des mouvements totalitaires avant même qu’ils ne prennent le pouvoir. D’ordinaire, elle précède l’organisation du pays sous leur autorité effective. Elle découle de la prétention de leurs idéologies à englober, en temps voulu, dans leur organisation, l’ensemble du genre humain. Là, cependant, où la domination totalitaire n’a pas été préparée par un mouvement totalitaire (tel fut le cas de la Russie, par opposition à l’Allemagne nazie), il faut organiser le mouvement après coup, et créer artificiellement les conditions de son développement, afin de rendre possible la loyauté totale – base psychologique de la domination totale. On ne peut attendre une telle loyauté que de l’être humain complètement isolé qui, sans autres liens sociaux avec famille, amis, camarades ou simples connaissances, ne tire le sentiment de son utilité que de son appartenance à un mouvement, à un parti.»


Économie et guerre totale: l'État suicidaire


  • Gilles Deleuze, Félix Guattari, Mille plateaux, Paris, Minuit, 1980, p. 582-583


« Les États dans leur histoire n’ont cessé de s’approprier la machine de guerre ; et c’est en même temps que la guerre, dans sa préparation et son effectuation, devenait l’objet exclusif de la machine, mais comme guerre plus ou moins « limitée ». Quant au but, il restait le but politique des États. Les différents facteurs qui tendirent à faire de la guerre une guerre « totale », et notamment le facteur fasciste, marquèrent le début d’une inversion de ce mouvement : comme si les États, après la longue période d’appropriation, reconstituaient une machine de guerre autonome, à travers la guerre qu’ils menaient les uns contre les autres. Mais cette machine de guerre libérée ou déchaînées continuait à avoir pour objet la guerre en acte, en tant que guerre devenue totale, illimitée. Toute l’économie fasciste devenait économie de guerre, mais l’économie de guerre avec encore besoin de la guerre totale en tant qu’objet. Dès lors, la guerre fasciste restait sous la formule de Clausewitz, « continuation de la politique avec accompagnement d’autres moyens », bien que ces autres moyens devinssent exclusifs, ou que le but politique entrât en contradiction avec l’objet (d’où l’idée de Virilio que l’État fasciste était un État « suicidaire » plus que totalitaire). »


L'État en révolution

État et révolution dans le marxisme-léninisme



Le parti et l'État dans la révolution



Crise dans la pensée révolutionnaire, pensée critique de l'État


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